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Sanctuaire Notre Dame de Yagma : Bientôt une fontaine de Marie où les pèlerins et pèlerines vont puiser de l’eau

Abbé Jules Pascal Zabré, l’actuel recteur du Sanctuaire Notre Dame de Yagma donne le regard de l’archidiocèse de Ouagadougou sur le devenir du sanctuaire. Un projet ambitieux « pour la gloire de Dieu et le salut des âmes ». Dans cet entretien accordé à Lefaso.net le 4 novembre 2020, il donne de plus amples détails.

Lefaso.net : Qui est le nouveau Recteur du sanctuaire de Yagma ?

Abbé J. P. Zabré : Je suis ordonné prêtre, le 6 juillet 1996 à la cathédrale Notre Dame de Ouagadougou. Je suis originaire de la paroisse Saint-Guillaume de Tanghin. Après l’école primaire, j’ai poursuivi les études au petit séminaire de Pabré. Pour question d’effectif, j’ai rejoint le petit séminaire de Nasso dans l’archidiocèse à Bobo Dioulasso en 1988 où j’ai fait ma terminale série A.

En 1989, je suis allé au grand séminaire saint Jean-Baptiste de Wayalghin. A cette date, ce séminaire était un philosopha parce qu’on y faisait seulement deux ans avec la prise de soutane. De là-bas, je suis allé au grand séminaire Saint Pierre-Claver de Koumi à Bobo où j’ai d’abord fait deux ans de théologie ; et à partir de 1994, j’ai fait mon stage annuel dans l’actuel diocèse de Manga, car à son temps, c’était une paroisse qui dépendait de Ouagadougou. Je suis ordonné diacre en 1995 et prêtre le 6 juillet 1996.

En juillet prochain (de l’année 2021), nous aurons 25 ans de vie sacerdotale. Après mon ordination, je suis resté à la paroisse comme vicaire durant quatre ans. J’ai assuré la catéchèse enfance et aussi la liturgie ; puis cérémoniaire de l’archevêque. Et c’est à partir d’octobre 2000 que je suis allé à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) à Abidjan pour étudier la théologie spirituelle. J’ai soutenu ma thèse dans cette discipline en février 2006.

Après, je suis rentré pour quelques mois dans l’archidiocèse de Ouagadougou et je suis reparti à l’Institut catholique de Paris pour la liturgie. En 2009, je suis rentré au pays. De 2009-2014 j’ai été formateur, professeur et père spirituel à Koumi. En juillet 2014, j’ai été nommé comme recteur du grand séminaire saint Jean-Baptiste de Wayalghin (Ouagadougou). C’est de Wayalghin que je viens au sanctuaire national Notre Dame de Yagma depuis septembre 2020.

Depuis quand êtes-vous en service ?

J’ai été présenté le 15 août 2020 lors de la célébration du 25e anniversaire du pèlerinage. La passation de service a eu lieu le 31 août 2020 et la prise de fonction le 1er septembre 2020.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le sanctuaire de Yagma ?

C’est un sanctuaire marial archidiocésain, puis national, parce que la conférence épiscopale Burkina-Niger l’a voulu tel. Il a aussi un rayonnement sous régional parce que la conférence de l’Afrique de l’Ouest a tenu une Assemblée plénière à Ouagadougou et nous nous rappelons qu’une des grandes célébrations a eu lieu sur cette colline mariale. Cet événement a laissé rayonner la dimension régionale et continentale du sanctuaire. Notre sanctuaire est déjà très âgé parce que nous avons célébré le cinquantenaire en 2017 et à la 15 août 2020 c’était la célébration du 25e anniversaire du pèlerinage.

Voilà un sanctuaire qui est riche en histoire sur le plan ecclésial et aussi sur le plan géographique. Il est surtout riche en spiritualité, car sur cette colline arrivent des pèlerins et pèlerines chrétiens catholiques. Sont accueillis dans ce sanctuaire, des croyants et chacun vient s’exprimer au pied de cette colline qui n’est pas une colline ordinaire.

Nous avons mis le Christ au centre, car nous sommes des chrétiens de confession catholique, mais la colline est carrément confiée à la garde de notre dame de l’Immaculée Conception, de Marie. Donc c’est une colline mariale et de ce fait, tous ceux qui ont une spiritualité mariale se reconnaissent vraiment en ce lieu. Ne vient pas seulement celui qui veut réciter le chapelet, c’est une structure qui prend en compte l’essentiel du vécu chrétien dans sa foi.

A ce lieu se célèbrent des messes quotidiennes, nous prions la dévotion mariale, le chapelet, l’office du jour, le chemin de croix, nous recueillons beaucoup de dénomination de groupes que nous avons et tout cela concourt à la gloire de Dieu et le salut des hommes

Pouvez-vous nous rappelez brièvement l’histoire du sanctuaire ?

Sur le plan historique, il y a un lien qu’il faut faire, celui de la volonté de la découverte du sanctuaire par les laïcs. Sur le plan spirituel, il faut faire une différence également. Cette différence est que ce lieu n’est pas un lieu où il y a eu une apparition qui attire des gens. Ce sont des laïcs qui se donnent rendez-vous sur cette colline pour attirer la Vierge Marie et elle est toujours au rendez-vous.

Pour la découverte de ce site, il y a eu des démarches auprès des autorités coutumières locales pour avoir accès à ce site. En son temps, les pères fondateurs de ce diocèse, même si nous ne remontons pas à Monseigneur Thevenoud (premier vicaire apostolique de Ouagadougou). A partir du cardinal Zoungrana et tous les évêques qui se sont succédé entrent dans l’histoire de ce sanctuaire marial. Aujourd’hui, c’est son éminence le cardinal Philippe Ouédraogo qui a beaucoup admiré ce lieu et le porte dans son cœur.

L’évènement qui a le plus marqué ce site, c’est la célébration de son cinquantenaire. Sur le plan historique cette colline a eu aussi une sacristie qu’on a baptisé « Pape Saint Jean Paul II », parce qu’en 1990 sa sainteté a foulé le sol de Yagma et ce fut l’occasion pour cette colline mariale de se doter de quelques structures portant son nom. L’esplanade qui avait été réalisée était comme un espace pour favoriser la célébration en plein air. Cette esplanade qui est aussi très historique a été réaménagée d’année en année.

La Basilique du Sanctuaire notre dame de Yagma

Où en est-on aujourd’hui avec l’aménagement du site ?

Quand on parle de Yagma on voit des structures en place. Mais il faut voir d’abord des pèlerins qui gravissent une colline pour prier. Alors nous pensons aussi à un lieu qui doit être accueillant.

L’histoire des infrastructures de ce site commence d’abord par l’aménagement de la grotte mariale. Sur cette colline s’impose une grotte parce que c’est elle qui donne l’histoire à ce lieu. On a voulu un pèlerinage à un lieu pour prier Marie, la convoquer et avec l’histoire du Burkina, l’appelée la Reine du Burkina, si bien que les premières infrastructures, les premiers aménagements se réalisent autour de la grotte. De plus, la réalisation qui marque l’histoire de Yagma est l’érection de la basilique dénommée basilique mineure, selon les termes canoniques. Puisqu’une basilique à des règles précises que dit le pontife romain dans ses instances.

La basilique Notre Dame de Yagma s’impose dans son architecture, mais aussi dans l’espace qui peut également contenir un grand nombre de pèlerins du fait de son aménagement intérieur. Pour ceux qui ont fait la liturgie, ils savent que ça peut être un exemple d’édifice religieux qui obéit à des normes liturgiques et je pense que des travaux ont été faits pour que cette basilique réponde aux reformes liturgiques dans ses espaces, dans son allure et tout ce que voulait la reforme liturgique à partir de 1963. Parmi ces infrastructures, l’essentiel, c’est la grotte, et gravitent autour de cette grotte l’esplanade, la basilique.

Pour l’animation, il y a un presbytère qui abrite trois prêtres composés du recteur Ab Jules Pascal Zabré, le chapelain Ab Martin Sawadogo et un résident pour une mission spécifique à Lilbouré (commune rurale située dans le département de Pouni dans la région du Centre-0uest) qui est un missionnaire Fidei Donum du nom de Pietro.

Grâce à un généreux donateur depuis quelques années, nous disposons d’un bâtiment qui peut accueillir pour le moment 500 pèlerins logés en dortoir. Certainement que beaucoup d’autres infrastructures vont naître, car on tient à faire de ce lieu aussi un site d’accueil pour la reprise spirituelle au niveau personnel, au niveau des groupes. C’est un lieu où est organisé soit un pèlerinage diocésain soit national (tous les deux ans) et chaque jour, des pèlerins viennent à ce lieu pour la célébration eucharistique.

Depuis quelques jours, il y a de nouveaux horaires de messe. Pourquoi ce changement ?

Pour le changement des programmes et des horaires, il est bon de savoir que nous ne l’avons pas voulu parce qu’une nouvelle équipe est là. Nous l’avons voulu tout simplement en équipe presbytérale, vu notre effectif réduit. Deux animateurs pour le sanctuaire marial ne nous permettent pas de fluctuer nos célébrations telles que l’ancien programme le présentait. Nous l’avons voulu ainsi pour avoir une vie en équipe et une vie au service de l’accueil du peuple de Dieu dans les écoutes et les confessions. A titre indicatif, nous avons voulu que de mardi à samedi à partir 9 heures et avant l’ouverture des bureaux, nous puissions commencer avec les fidèles, les laudes.

Après les laudes, les prêtres se retrouvent au bureau pour assurer la permanence en écoute par l’administration des sacrements. Cela nous offre un peu plus de temps. A 11 heures, il y a une animation communautaire du chapelet parce que nous voulons aussi respecter les démarches de ceux qui viennent en pèlerinage. C’est évident que ces pèlerins viennent aussi avec une intention précise, si bien que la dévotion personnelle doit trouver sa place dans cet ensemble. Après les laudes (office du matin) jusqu’à 11 heures, ces derniers peuvent se recueillir personnellement pour attendre 11 heures pour prier le chapelet communautaire. À la fin de cet exercice spirituel, nous nous dirigeons vers la basilique pour la célébration eucharistique.

Pourquoi la célébration eucharistique délocalisée ?

Parce qu’elle se faisait jusqu’à présent à la grotte. Nous l’avons voulu pour ramener les chrétiens à l’édifice prévu pour la célébration eucharistique. Bien sûr, des célébrations en plein air sont normées aussi dans le droit canonique. Mais l’édifice religieux est un espace pour accueillir l’Assemblée pour une prière et en occurrence la prière eucharistique et la basilique offre ce cadre favorable à la prière avec l’Assemblée.

Nous avons voulu que les premiers vendredis et samedis du mois, vu l’affluence et les spiritualités, nous puissions après les laudes, après la récitation du chapelet, nous restions sur place et face à la grotte pour les célébrations eucharistiques. Aussi, pour les premiers vendredis du mois à partir de 10 heures on a le chapelet suivi du chemin de croix et nous revenons et restions sur place pour la messe.

Autant de changement qui s’explique sur deux plans. Le premier plan c’est d’avoir une vie d’équipe car les prêtres prient ensemble, ils prennent leur petit déjeuner ensemble et c’est l’occasion pour nous d’échanger par rapport à ce que chacun va avoir comme activités dans la journée.

Une fois sur place, nous puissions avoir plus de temps dans les bureaux pour les écoutes, les confessions et culminer avec la célébration eucharistique. Pour preuve, l’accueil de ce changement a été favorable et petit à petit. Je pense que chacun va entrer dans cet esprit. Quant aux heures du dimanche, il faut dire que malgré notre petit nombre nous avons voulu qu’il y ait deux célébrations les dimanches. Une messe à 7 heures en français et une deuxième messe en mooré à 9 heures.

Les groupes qui s’invitent au pèlerinage ont le choix entre ces messes et même une troisième messe qui est à partir de 11 heures dans la basilique ou ailleurs selon les souhaits des groupes et surtout leurs motivations valables. Les groupes sont vraiment attendus et nos deux célébrations offrent davantage beaucoup plus d’espace pour s’insérer dans ces programmes parce que le sanctuaire aussi peut autoriser la célébration à une autre heure.

Y a-t-il d’autres innovations en cours ?

Alors ne prenons pas déjà des changements d’horaires comme des innovations. Si ce sont des innovations tant mieux, pourvu seulement qu’elles participent à la gloire de Dieu et au salut des hommes. Parlant des innovations, ce sont des projets de ce sanctuaire. Les projets sont énormes.

Je pense que l’ancien recteur, lors du cinquantenaire et même à la célébration du 25e anniversaire du pèlerinage de la 15 août, l’a rappelé qu’un des soucis du projet était la réalisation du portique. C’était un projet voulu par l’archidiocèse et qui va concerner pour le moment l’entrée principale. Le portique est estimé à plus de 60 millions. Je pense que vers la fin, je lancerai un appel de contribution à la réalisation de ce portique.

Mais il y a le souci récurrent de l’accueil qui est de pouvoir avoir des bâtiments pour accueillir les fidèles chrétiens. Certes, il y a déjà l’accueil de groupes, mais nous voulons un bâtiment qui pourra abriter individuellement des personnes qui voudraient se recueillir, se retirer de la ville et surtout des familles. Ici, nous voulons mettre à la disposition des petits groupes en famille ou en groupes restreints quelques chambres individuelles. Cela est un projet qui nous tient à cœur et se réalisera aussi.

Un autre projet est la sécurisation des lieux. Il faut un peu plus de sécurité au sanctuaire non seulement du fait de son éloignement, mais aussi de son environnement. En effet, nous sommes à une année écologique et Yagma offre un espace paradisiaque. Grâce à cet environnement serein, la faune aussi est bien fournie et ce reflexe de protéger la nature nous a amené à penser à un projet dans ce sens qui est la sauvegarde de l’environnement, afin que les arbres puissent toujours offrir ce cadre d’accueil et que sous les arbres aussi nous puissions collaborer et coopérer avec les animaux sauvages qui sont protégés.

En rappel, à Yagma sont entretenus des animaux sauvages dans la nature. Les prêtres s’organisent pour abreuver les animaux sauvages pour qu’ils puissent rester parce qu’ils se sentent protégés. Au niveau de Yagma son éminence y pense aussi ; la maison des pèlerins va avoir une autre configuration, c’est à dire des bâtiments d’accueil, des dortoirs et des chambres individuelles. En plus, son éminence avec le Conseil épiscopal laisse voir la possibilité d’accueillir une communauté religieuse pour s’occuper de l’hôtellerie et de tout ce qui peut être demandé sur place en matière de prières religieuses.

Le sanctuaire abrite déjà une communauté religieuse : les contemplatives. L’archevêque a voulu cette présence pour soutenir les œuvres du sanctuaire par leurs prières. Nous pensons aussi à une source de la fontaine de Marie où on va puiser de l’eau pour nous désaltérer uniquement. C’est hautement symbolique pour des pèlerins et pèlerines qui viennent se ressourcer. Vous constatez que beaucoup viennent de leur famille avec des bidons d’eau pour prendre de l’eau bénite.

Nous comptons aussi remettre en cours une Ciergerie. C’est vrai, ce n’est pas une spiritualité très connue des Burkinabè. Toutefois c’est une façon aussi de prier. Autant de projets mais le plus cher est que Yagma continue de drainer de monde vers cette colline où Marie les attend. C’est un projet et c’est à chacun de rentrer dans cet esprit. Voilà des projets aussi physiques que spirituels.

Quel est le programme général du sanctuaire aujourd’hui ?

Certainement le sanctuaire marial n’est pas une paroisse. Mais il est un sanctuaire spirituel de l’archidiocèse de Ouagadougou avant d’être national, sous régional, international si bien que les activités qui se programment au sanctuaire obéissent aux normes des activités des plans stratégique du diocèse.

En fait, il y a une planification qui a été faite depuis des années et qui s’étend jusqu’à 2025. Tous les calendriers pastoraux des équipes qui proposent telles ou telles activités dans leur paroisse ou dans une institution précise doivent obéir à ce plan stratégique.

Ainsi donc, les activités de Yagma programmées à partir de juin, juillet jusqu’en octobre sont aussi des activités spécifiques, mais qui tiennent compte de ce calendrier de l’archidiocèse de Ouagadougou. Il y a des activités humaines, pastorales et intellectuelles, parce qu’il y a des conférences qui se donnent à Yagma. Bref, nous suivons un calendrier pastoral au jour le jour. Il est disponible aux babiards de Yagma avec tout le programme de l’année

Sanctuaire notre dame de Yagma

Le sanctuaire peut-il accueillir des cérémonies de baptême, mariage, etc. ?

Merci ! Cette précision est nécessaire parce que des coups de fil, nous en recevons demandant par rapport au cadre et aussi par rapport à l’histoire des familles, des célébrations de baptêmes, de mariages. Par rapport aux sacrements de l’eucharistie, sacrement de la réconciliation, il n’y a pas de problème et même par rapport à l’onction des malades. Car, avant tout, nous sommes des prêtres. Si on nous appelle pour une urgence concernant les malades, nous répondons favorablement.

Mais qu’en est-il du baptême ou du mariage spécifiquement ? La célébration des sacrements dans le sanctuaire est vraiment normée, c’est autorisé. Mais maintenant, il revient à l’évêque du lieu de décider quel sacrement il autorise que ce soit célébré dans le sanctuaire. Pour le moment, l’archidiocèse a opté pour la possibilité du sacrement de baptême parce qu’aussi gravissent cette colline, des couples qui ont des difficultés d’enfantement, difficultés de concevoir un enfant.

En clair, il y a des couples qui guettent la maternité si bien que nous voyons parfois des parents qui reviennent nous expliquer des situations qui nous réconfortent dans notre vie de foi. Des expressions touchantes de la part de certains parents : « Cet enfant que vous voyez est le fruit de notre prière à Yagma ; nous avons promis que si…on le consacre à Dieu. » Le sanctuaire marial est une institution ecclésiale qui ne possède pas de registres de baptême en son sein. Cela s’explique par le simple fait que l’archevêque des lieux l’a voulu ainsi. C’est dire que l’inscription d’un baptême voulu au sanctuaire se fait dans une paroisse ou une aumônerie car cette démarche obéit à des critères également.

Lorsque les parents vont pour une inscription dans une paroisse et qu’ils avancent une raison particulière pour demander la célébration à un lieu précis, canoniquement ça se fait. Et si c’est le sanctuaire qui est concerné, nous demandons seulement à ceux qui ont inscrit le baptême à la paroisse de donner une feuille d’autorisation pour prouver qu’effectivement l’enfant a été enregistré dans les registres de sa paroisse d’origine.

Après les parents peuvent venir le premier samedi du mois pour le baptême au sanctuaire pour la célébration à 8 heures ou à 10 heures.

Pour le moment, le sanctuaire n’accueille pas les célébrations de mariages. Cela ne veut pas dire que c’est interdit. C’est pour dire aux fidèles chrétiens que présentement le sanctuaire Notre Dame de Yagma n’a pas encore reçu de permission pour célébrer les mariages, cela n’est pas à l’ordre du jour.

Avez-vous des possibilités d’hébergement des pèlerins ?

Je le disais tantôt que la maison des pèlerins est une réalité. Elle peut abriter 500 personnes logées en dortoir et le projet actuel est de construire des chambres individuelles. Au niveau du presbytère on accueille des confrères soit pour une recollection ou une retraite. Yagma a des possibilités d’accueil et aura des possibilités d’accueil.

Quels sont les grands projets du sanctuaire aujourd’hui ?

Je pense que du côté de l’espace du sanctuaire, la basilique, la maison de pèlerin, le portique sont des projets de grande envergure. Vous savez, Yagma à une superficie de 112 hectares clôturés. Mais la hauteur du mur ne nous permet pas d’être en sécurité, donc je peux dire s’il y a un projet qui nous tient à cœur, c’est la sécurisation des lieux. Et bien sécuriser et protéger ce trésor de l’Eglise. Car « là où est ton trésor, là aussi est ton cœur » selon l’évangéliste saint Mathieu au chapitre 6, verset 21. La hauteur du mur a besoin d’être prolongée. Vient le projet du presbytère qui est d’avoir un bâtiment à niveau (R 1).

Ce sanctuaire à l’avenir ne sera pas ce que nous voyons mais pour son animation, il faille compter sur beaucoup de prêtres, alors que la capacité actuelle du presbytère est réduite. Pour la poursuite de la construction du presbytère, Son éminence nous a soufflé que nous puissions prendre dans les projets du sanctuaire celui du traçage des voies.

Quand vous arrivez au sanctuaire vous pouvez aller dans tous les sens, ce qui n’est pas tout à fait normal. D’ailleurs, un travail des voieries doit débuter pour bientôt, un autre projet est la réalisation d’un autre chemin de croix avec des figurines à taille humaine permettant aux groupes plus importants de pouvoir faire leurs prières sans qu’il y ait des croisements.

Un message aux pèlerins et pèlerines ?

Mon mot à l’endroit des pèlerins et pèlerines c’est d’abord un mot de reconnaissance. Nous avons eu des premiers pèlerins à ces lieux qui nous ont ouvert la voix. Je parlais tantôt de ceux qui ont découvert ce site et ceux qui ont offert aussi ce site. N’oublions pas les habitants de Yagma, providentiellement, je venais d’aller saluer les autorités locales pour recevoir leur bénédiction et me laisser accueillir comme habitant désormais de Yagma.

Pourquoi un mot de reconnaissance à l’endroit des pèlerins et pèlerines ? Parce qu’ils font de ce lieu ce que ce lieu veut qu’on fasse de lui. C’est un lieu de prière donc, venir à ce lieu est une démarche de foi. Quand vous arrivez à voir quelqu’un qui arrive à entrer dans cet esprit, il faille lui dire merci parce qu’il obéit à l’esprit du site. Ce sanctuaire a été l’œuvre de leur présence, de leur contribution, pas seulement physique, pécuniaire. Yagma a plus de 50 ans, c’est dire que petit à petit on a poli la pierre pour qu’elle prenne cette forme et son polissage doit se poursuivre.

Un mot de réconfort parce qu’il y a des pèlerins et pèlerines qui nous édifient quand on échange avec eux. Eh bien, nous sommes confortés dans notre foi, édifiés par le témoignage et la solidité de foi et d’expériences. Ces croyants de chrétiens ont des mots, des attitudes qui rassurent quant au bien-fondé de ce lieu. Pour dire que nos pères dans la foi n’ont pas eu tort de trouver ces lieux pour offrir au Burkina afin que les uns et les autres puissent venir prier, se reposer, s’entendre et repartir en mission.

On ne vient pas à Yagma pour monter à la colline sans redescendre à la plaine. C’est un lieu symbolique, et nous osons croire, transfigure pour convertir parce qu’on est monté rencontrer Dieu, prier la vierge Marie et on s’est laissé convaincre qu’il nous faut nous convertir afin d’aller en mission, en collaboration avec les uns et les autres. A leur endroit je dis courage, car Yagma a toujours besoin d’eux pour refléter son esprit de centre spirituel. Il faut qu’il y ait beaucoup qui viennent au centre prier, beaucoup qui viennent en démarche de foi, d’espérance et de charité.

Je lance un appel à faire de ce lieu ce qu’il voudrait qu’il soit dès aujourd’hui et pour toujours. Pour ce qui a été déjà réalisé, appel est fait à en prendre soin, à sauvegarder ce qui est acquis, renforcer ce qui a été façonné par nos devanciers.

C’est dire donc que l’attente de ce lieu est énorme mais n’effraie pas car on peut compter encore, parce qu’ils l’ont toujours fait, ils le font et feront toujours sur les pèlerins et pèlerines. En comptant sur eux, eh bien, tous ces projets dessinés ne peuvent pas se réaliser sans leur apport. C’est d’abord leur prière dont on a besoin car elle est capitale pour que ce site soit ce que nous voulons qu’il soit.

Continuer la contribution que ce soit enfant, jeunes et vieillards. Je voudrais clore en rappelant que Yagma est ouvert à tous. C’est un lieu à caractère universel. Que tous sachent que ce lieu leur appartient et que ce qui reste à faire repose entre leurs mains. Beaucoup reste à faire et l’appelle du recteur est de s’engager pour la mission spécifique du sanctuaire, rendre ce lieu porteur d’une espérance de notre Église et de notre pays. J’ai de l’estime pour vous pèlerins et pèlerines du sanctuaire Notre Dame de Yagma. Que Dieu bénisse le Burkina Faso.

Interview réalisée par :

Dofinitta Augustin Khan (Stagiaire)

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24

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