Kagalo : Le projet qui veut renforcer la participation des femmes dans les sphères de prise de décision


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En vue d’accroître la participation des femmes aux processus de prise de décision, l’ONG Counterpart International a mis en place un projet dénommé « Kagalo : Femmes autonomisées pour le changement ». Le lancement de ce projet est intervenu le mercredi 12 novembre 2020 en présence des représentants de plusieurs structures féminines, des OSC et des représentants de l’État.

Le Burkina Faso et le Niger font partie des pays dont le développement a été entravé ces dernières années. Cela se matérialise par les conditions environnementales difficiles, l’extrémisme violent, les conflits intercommunautaires et inter-ethniques, les communautés appauvries, l’inégalité des sexes et une gouvernance défaillante.

Cette situation a des répercussions sur la vie des différentes populations en particulier les femmes et les jeunes filles de la région du Sahel et de Tillabéry au Niger. Ces dernières sont confrontées à un manque d’opportunités en matière d’éducation, à une capacité de prise de décision limitée et à une violence généralisée liée au genre. C’est du moins ce qu’a laissé entendre la représentante adjointe de l’ONG Counterpart International Burkina, Valérie Ouédraogo. Pourtant elles ont un rôle à jouer pour bâtir la paix, la défendre et comme leaders politiques dans ces régions fragiles.

Représentante adjointe de l’ONG Counterpart International Burkina, Valérie Ouédraogo.

Accroître les chances de la femme à atteindre sa place

C’est dans cette lancée que s’inscrit le projet « Kagalo : Femmes autonomisées pour le changement » initié par l’ONG Counterpart International (CPI) en vue d’accroître la participation des femmes aux processus de prise de décision au niveau local et national. En effet, selon Valérie Ouédraogo l’exclusion des femmes des sphères de prise de décision dans un tel climat d’insécurité ne peut que contribuer à exacerber la discrimination dont elles sont victimes en politique.

De ce fait avec le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) comme partenaire de mise en œuvre du projet au Burkina Faso, le projet appuiera les femmes leaders à développer des capacités leur permettant de jouer un rôle plus accru dans le processus de prise de décision, la représentation, le choix des dirigeants, la gestion de la chose publique et la redevabilité vis-à-vis des citoyens. Selon le directeur exécutif du CGD, Dr Thomas Ouédraogo, il s’agit d’accroître les chances de la femme à atteindre sa place.

Le Directeur exécutif du CGD, Dr Thomas Ouédraogo

Il a invité les structures féminines et Étatiques présentes au lancement officiel du projet à s’en imprégner pour l’atteinte des résultats. Notamment la participation active des femmes à la vie politique ; l’intégration des priorités identifiées dans les plates-formes de campagne ; l’élaboration d’un plan d’action national sur le WPS (Women Peace Sécurity) au Niger et au Burkina ; prise en compte des priorités politiques spécifiques aux femmes et aux genres par les structures des partis politiques et une plus grande compréhension des droits des femmes par les citoyens.

Des femmes influentes dans leur communauté

La directrice générale de la femme et du genre, Edwige Sankara/Yaméogo présente à la cérémonie, s’est réjouie de l’existence d’un tel projet qui vient en appui aux efforts de son département. Elle estime que le projet permettra aux femmes d’être des actrices significatives du changement et d’influence au sein de leur communauté. À en croire Anselme Somda, chargé de programme du CGD, les bénéficiaires de ce programme ont déjà reçu des formations et certaines sont déjà présentes sur les listes électorales de l’élection législative et d’autres attendent les municipales.

Directrice générale de la femme et du genre, Edwige Sankara/Yaméogo

En rappel le projet Kagalo est mis en œuvre au Burkina Faso et au Niger. Il intervient à Dori et Gorom-Gorom et à Téra Tillabéry et Ouallam. Les partenaires de mise en œuvre sont : le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), la Fondation Hirondelle (Pour les deux pays), Femmes, Actions, et Développement (FAD) (Niger).

Judith SANOU

Le Faso.net

Source : lefaso.net

Faso24


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