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Scrutins du 22 novembre 2020 : Le Conseil constitutionnel, la CENI et le CSC harmonisent les vues

A deux semaines du double scrutin, présidentiel et législatif, le Conseil constitutionnel, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Conseil supérieur de la Communication (CSC), institutions-clés dans le processus, harmonisent les vues pour la réussite de ce rendez-vous démocratique. Les responsables de ces institutions et leurs proches collaborateurs ont, à cet effet, eu une séance de travail ce lundi 9 novembre 2020 à Ouagadougou.

Selon le président du Conseil constitutionnel, cette rencontre est périodique et régulière entre ces trois institutions qui travaillent en tandem. « Il y a des rencontres périodiques au niveau des responsables des trois instituions, pour faire le point de l’état d’avancement de nos activités et aujourd’hui, élargie à nos collaborateurs proches pour discuter sur les difficultés que nous rencontrons, chacun dans son domaine. Vous savez qu’au niveau du CSC, le Conseil constitutionnel, même si directement, n’est pas impliqué dans l’égal accès à la presse, peut, s’il y a une défaillance à ce niveau, amener le CSC au respect de cette disposition », explique Kassoum Kambou, président du Conseil constitutionnel. Il confie au passage que sa juridiction n’a pas eu à déplorer un cas de manquement (le Conseil constitutionnel n’ayant jusque-là pas été saisi pour discrimination).

Le président Kassoum Kambou avec à sa droite, le président de la CENI, Newton Ahmed Barry, et le vice-président du CSC, Abdoulazize Bamogo. .jpg

Avec la CENI, poursuit-il, le Conseil constitutionnel a besoin d’avoir des informations précises pour contrôler les scrutins (cartographie, emplacement des bureaux de vote, points sur la situation sécuritaire et des Burkinabè de l’étranger, etc.).

A l’en croire, les choses se passent donc très bien et les trois institutions sont prêtes pour la bonne tenue des scrutins.

Le président Kambou a profité de l’instant pour revenir sur la dernière décision prise par le Conseil constitutionnel sur laquelle, il note qu’il y a une mauvaise compréhension. Cette décision porte cas de force majeure constaté dans 1 645 secteurs ou villages, répartis dans six régions du pays.


« On a été saisi par le Chef de l’Etat, sur l’impossibilité de faire l’enrôlement de nouveaux électeurs dans certaines localités. Ça n’a rien à avoir avec la possibilité de vote dans ces localités ; c’est juste pour nous dire que compte-tenu de la situation sécuritaire, que nous avons assimilée à un cas de force majeure, on ne peut pas enrôler de nouveaux électeurs dans ces localités. (…). L’enrôlement, c’est pour de nouveaux électeurs, mais ceux qui avaient déjà les cartes d’électeur depuis 2015 peuvent toujours voter. Donc, des bureaux de vote peuvent être placés dans ces localités-là et les citoyens qui y sont peuvent convenablement effectuer le vote le jour du scrutin, si la situation s’améliore dans ces zones-là », clarifie-t-il.


Kassoum Kambou invite donc à une bonne compréhension des décisions du Conseil constitutionnel (qui ne sont pas susceptibles de recours, c’est-à-dire qu’elles s’imposent à tout le monde). Ceux qui n’ont pas une bonne compréhension des décisions peuvent toujours approcher le Conseil constitutionnel pour demander à mieux les comprendre, suggère-t-il.

O.L

Lefaso.net

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