Sécurité : 45 gendarmes renforcent leurs compétences dans la lutte contre le terrorisme


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Quarante-cinq militaires de la gendarmerie nationale ont achevé, le vendredi 6 novembre 2020 sur le site de Laongo, leur formation en matière d’intervention. Initiée depuis le 14 septembre 2020 par les Groupes d’action rapide de surveillance et d’intervention au Sahel (GARSI-Sahel), cette formation a permis de renforcer les capacités opérationnelles et de commandement des 45 stagiaires officiers et gradés de la gendarmerie nationale.

A l’issue de cette formation de haut niveau qui a duré huit semaines, les 45 militaires de la gendarmerie nationale seront déployés au sein des Groupes d’action rapide de surveillance et d’intervention au Sahel (GARSI). Cette formation de pointe assimilée à de nouvelles tactiques de défense, a porté entre autres sur le tir, le combat corps-à-corps, le combat de jour comme de nuit. Elle a été assurée par quatre experts européens et douze formateurs relais de nationalité burkinabè.

Des stagiaires officiers et gradés ayant participé à la formation.

Le GARSI-Sahel est un projet financé par l’Union européenne. Il intervient dans les cinq pays membres du G5-Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Nigeret Tchad) et au Sénégal. Les GARSI-Sahel œuvrent pour le développement socio-économique durable du Sahel.

Cette unité a pour particularité de lutter contre le terrorisme et le crime organisé transfrontalier. « Le projet GARSI vise à créer au Burkina Faso des unités spécialisées dans la lutte contre le terrorisme et contre les crimes organisés. Pendant les huit semaines, ils ont subi un entraînement assez robuste », a indiqué le coordonnateur du projet GARSI au Burkina Faso, le colonel de la gendarmerie française, Raymond Carter.

Le coordonnateur du projet GARSI au Burkina Faso, le colonel de la gendarmerie française, Raymond Carter.

Après cette période d’aguerrissement, ces nouvelles compétences vont, dans les jours à venir, apporter leur expertise sur le terrain pour contribuer à renforcer la sécurité dans le pays et surtout ramener la quiétude chez les populations. Au Burkina Faso, la première phase du projet a permis de mettre en place deux unités GARSI à Barani et à Toéni, dans la région de la Boucle du Mouhoun. Et sur le terrain, les deux unités opèrent de manière à rendre plus efficaces les actions préventives et répressives de la gendarmerie nationale contre les criminels, pour garantir un contrôle effectif de tout le pays.

Le lieutenant-colonel Evrard Somda remettant une attestation à un stagiaire.

La formation des 45 militaires de la gendarmerie nationale a été couronnée par une remise d’attestations. « Leur mission sur le terrain est de sécuriser les populations et leurs biens, pour faciliter les échanges économiques », a souligné l’adjoint du chef d’état-major de la gendarmerie nationale, le colonel Blaise Z. Ouédraogo.

Les deux premiers GARSI ont été créés en 2019. Ils réalisent d’excellents résultats sur le terrain, selon la hiérarchie de la gendarmerie nationale. En 2021, deux nouveaux GARSI viendront renforcer le dispositif de sécurisation dans certaines localités du pays.

L’adjoint du chef d’état-major de la gendarmerie nationale, le colonel Blaise Z. Ouédraogo.

Issoufou Ouédraogo

Lefaso.net


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