Panel sur le « consommons burkinabè » : Des légumes et du cinéma au menu


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Dans le cadre de la foire du « consommons burkinabè » ou Burkin’Daaga organisée par Burkina Wa-Mêdô, le président du Conseil régional du Centre, Eric Tiemtoré, a livré une communication ce mardi 27 octobre 2020. Elle a porté sur la contribution du projet de développement de la filière maraichère à l’atteinte de la sécurité alimentaire dans la région du Centre.

Du 26 au 31 octobre 2020, Ouagadougou vibrera au rythme de la foire du « consommons burkinabè » ou Burkin’Daaga, initié par Burkina Wa-Mêdô, une faitière regroupant plus de 200 associations. En marge de la rue marchande installée au siège du FESPACO, cette foire se veut également une tribune de réflexion sur la problématique de la consommation des produits locaux. Pour ce faire, un panel a réuni plusieurs personnalités pour échanger autour de la problématique du « consommer local » et de ce que cela implique.

Le président du Conseil régional du Centre, Eric Tiemtoré, l’un des panélistes, a abordé la contribution du projet de développement de la filière maraichère à l’atteinte de la sécurité alimentaire dans la région du Centre. Il a partagé avec les participants l’expérience de sa région. Comme il le souligne, « Généralement pour le commun des mortels, quand il s’agit des collectivités, commune ou région, on voit la production des actes d’état civil, les lotissements. Au-delà, il y a des choses qui sont faites, notamment au niveau de la région du Centre », a-t-il relevé de prime abord, avant d’expliquer qu’avec le soutien d’un partenaire, la région du Centre a accompagné de nombreux maraichers.

Eric Tiemtoré, président du Conseil régional du Centre

Ils ont été organisés en neuf coopératives, dont six dans les communes rurales de la région et trois dans la commune de Ouagadougou, pour la production de fruits et légumes. Cet accompagnement a permis d’augmenter la production, mais aussi d’améliorer la qualité des fruits et légumes produits. « Nous avons doté ces coopératives maraichères qui vont de 50 à 200 producteurs par coopérative, de centres de conditionnement au niveau des communes rurales pour leur permettre de stocker et de conserver la surproduction. En aval, nous avons rénové l’ex-UCOBAM en plateforme de chambres froides pour stocker la surproduction de ces maraichers, de sorte à leur permettre d’avoir des prix beaucoup plus offrant et dans le temps », a indiqué M. Tiemtoré.

Avec ces chambres froides, les producteurs ne sont plus obligés de brader à vil prix, leurs productions aux acheteurs étrangers et peuvent par conséquent se faire plus de marge sur la vente de leurs produits. En outre, les populations, elles disposent à tout moment de fruits et légumes locaux.

Consommer nos productions cinématographiques

Rasmané Ouédraogo, acteur, a quant à lui abordé la question de la consommation de la production cinématographique burkinabè. Il a indiqué qu’en ce qui concerne le cinéma, les Burkinabè consomment plus ce qui vient de l’extérieur, que leurs propres productions « Nous le faisons au dépend de notre propre économie. Sur le terrain de l’échange, nous n’apportons rien (…) Notre espace culturel est envahi. À la télévision, ce sont des films venus d’ailleurs, ce sont des télénovelas qui ne sont pas de bons exemples pour notre vie ici. », déplore-t-il.

Une vue des participants au panel

Néanmoins, reconnait-il, pour que les Burkinabè consomment leur cinéma, encore faudrait-il que la production soit de qualité. Ce qui n’est pas toujours le cas. « Si on n’a rien à offrir, vous voulez que les gens consomment quoi ? C’est ce qui leur tombe dans la main. Mais il y a aussi une volonté politique à imprimer. Il faut accepter que la culture est importante, incontournable. Il faut donc donner de l’importance à la culture », a conclu Rasmané Ouédraogo.

C’est sous le thème « Process, innovations et transferts technologiques ; quelles stratégies nationales pour intégrer les chaines de valeurs régionales et internationales », que se tient la 3e édition du Burkin’Daaga au siège du FESPACO et ce, jusqu’au 1er novembre 2020.

Justine Bonkoungou

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24


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