Financement de l’éducation au Burkina : Les partenaires techniques et financiers à l’heure du bilan


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La cérémonie de clôture de la 8e Mission conjointe de suivi (MCS) du Programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB) a eu lieu ce mercredi 21 octobre 2020 à Ouagadougou. Elle a été marquée par la signature d’un document dénommé « aide-mémoire » entre le ministre de l’Education nationale et le chef de file des partenaires techniques et financiers, Marjorie Cheron.

L’objectif poursuivi par la 8e Mission conjointe de suivi (MCS) du Programme de développement stratégique de l’éducation de base (PDSEB) était de faire le bilan des activités et de l’exécution du budget de l’année écoulée, analyser les résultats éducatifs, identifier des actions pour l’achèvement de la mise en œuvre de recommandations entamées de la 7e MCS, et enfin formuler de nouvelles recommandations.

Démarche de rédaction de l’aide-mémoire

Pour parvenir à la réalisation de l’aide-mémoire, un comité technique de rédaction a été mis en place. Ce comité, composé de seize personnes, a fait en amont un travail de compilation, d’analyse et de synthèse des rapports des différents groupes thématiques. Ensuite, le document provisoire a été transmis aux membres du Cadre partenarial pour amendement et appréciation.

Appréciation du rapport annuel 2019 de la mise en œuvre du PDSEB

De façon générale, il ressort que le document est bien rédigé, car il met en exergue les produits livrables et fait un résumé exécutif qui permet de cerner le contexte ainsi que les principaux résultats atteints. Toutefois, des insuffisances ont été relevées. Au nombre des limites, l’on peut citer le non-renseignement de certains indicateurs de suivi-évaluation du PDSEB et la faible évaluation de l’impact de la fermeture des écoles sur l’accès, la qualité et le pilotage du système éducatif.

Le chef de file des PTF, Marjorie Cheron

Ainsi, les Partenaires techniques et financiers (PTF) ont formulé des recommandations qui consistent à prendre en compte les faiblesses citées ci-dessus. Ils ont invité les acteurs en charge de l’éducation à travailler à améliorer les indicateurs, pour un meilleur rendement scolaire au Burkina Faso.






Le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro, justifie la baisse des indicateurs au niveau du préscolaire et du secondaire de façon générale par la crise sécuritaire, la fronde sociale et la crise sanitaire due au Covid-19. « Parce que vous n’avez pas d’établissements préscolaires dans les villages, vous les avez dans les chefs-lieux des provinces et dans les centres urbains ou la sécurité permet le développement du système éducatif.

Pour les lycées aussi, vous les avez dans les zones urbaines et dans quelques nouveaux villages. Et donc justement ces structures sont mieux touchées par la crise sécuritaire, comparativement au post-primaire et au primaire », a dit Pr Stanislas Ouaro. Il a clos la cérémonie en saluant tous les acteurs et les PTF qui accompagnent le système éducatif.

Le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro.

Madame le chef de file des PTF, Marjorie Cheron, a salué l’engagement du gouvernement burkinabè dans l’éducation. Elle a également rassuré que les partenaires accompagneront autant que possible le système éducatif du Burkina Faso pour la réalisation des objectifs nationaux en matière d’éducation et de formation professionnelle.

Dofinitta Augustin Khan (stagiaire)

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24


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