Burkina : La libre circulation des biens sur la table de la FEAO


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Le lancement du programme national pour la facilitation des échanges en Afrique de l’Ouest (FEAO) a eu lieu ce mardi 13 octobre 2020 à Ouagadougou.

Le programme s’étale sur cinq années. Il  est lancé durant le mois dédié à la consommation locale au sein de l’UEMOA. Cette initiative concerne neuf pays ouest africains et vise la facilitation de la circulation des marchandises, l’amélioration des échanges entre les différents pays ouest africains et avec l’international et de faciliter le commerce pour les femmes et pour les jeunes.

Le but de ce programme est de réduire les délais et le coût des échanges commerciaux supportés par le secteur privé, notamment en améliorant la circulation des marchandises le long de certains corridors et en soutenant les petits commerçants, y compris les femmes et d’autres parties prenantes clés avec des réformes et des programmes de facilitation du commerce.

Le ministre du commerce Harouna Kaboré, tout en saluant la tenue de cet atelier, a insisté sur le caractère important que revêt ce programme. Il a indiqué qu’au vu de l’importance du commerce intra africain et sous régional, il faut penser un programme qui permet la facilitation des échanges entre les pays de la sous-région.

Booster et faciliter la libre circulation des biens dans la sous-région

«  Cet atelier permet de faire le point sur l’ensemble des activités qui ont déjà été menées sur le terrain, d’évaluer leur impact et de se donner les moyens d’atteindre d’avantage les résultats malgré la crise à coronavirus », a-t-il expliqué.  

Il s’agira d’améliorer la logistique, la facilitation des importations et des exportations, pour faciliter l’interaction avec les autres Etats pour réduire toutes les barrières de délais d’optimisation des licences d’affaires. Le ministre a indiqué que « nous allons permettre à ce que les petits commerçants puissent agir et également le genre est pris en compte dans ce dispositif »

Le taux d’échanges entre Etats étant faible, cette facilitation de la circulation des biens est un programme qui a une grande importance pour le ministère du commerce pour booster toutes les actions dudit ministère.

Corine GUISSOU (stagiaire)

Burkina24


Pour plus d’informations

Burkina Faso : le Comité national de facilitation des échanges (CNFE) annonce sa collaboration avec le Programme de facilitation des échanges en Afrique de l’Ouest

 

Le programme accompagnera le CNFE dans ses efforts de réforme en matière de facilitation du commerce

 

 

Ouagadougou, 13 octobre 2020 : Le Comité national de facilitation des échanges (CNFE) du Burkina Faso organise aujourd’hui un événement pour annoncer une nouvelle collaboration avec le Programme de facilitation des échanges en Afrique de l’Ouest (FEAO). La rencontre, qui se tient à Ouagadougou, permettra de présenter aux parties prenantes burkinabé le programme FEAO, dont l’objectif est d’améliorer la circulation des marchandises au niveau régional et international, en rendant les échanges commerciaux simples, rapides et efficaces.

« Le CNFE s’emploie depuis longtemps à planifier et à mettre en œuvre des réformes pour la facilitation des échanges. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de continuer à faire progresser le programme de réforme du Burkina Faso grâce au soutien, aux ressources et aux conseils du programme FEAO », déclare Seydou Ilboudo, président du CNFE.

La facilitation du commerce joue un rôle important dans le développement, car elle améliore la compétitivité des pays et réduit les coûts de transaction des biens et des services. La rapidité et l’efficacité des échanges contribuent en outre à une croissance économique inclusive, à la création d’emplois et à la sécurité alimentaire. Comme dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, les coûts commerciaux restent très élevés au Burkina Faso. Malgré la réduction des droits de douane, des obstacles administratifs persistants, comme l’inutilité de certaines formalités documentaires, la lourdeur des procédures de dédouanement ou encore les retards systémiques/techniques, font grimper les coûts de transaction et ont une incidence négative sur les flux commerciaux.

Le programme FEAO s’attache à réduire les délais et les coûts des transactions commerciales pour le secteur privé en Afrique de l’Ouest et à renforcer la capacité des réseaux commerciaux de la région à tirer profit de ces améliorations. Trois des six corridors prioritaires du programme traversent le Burkina Faso. Ce pays représente donc un élément essentiel du programme de réforme nécessaire pour que le programme atteigne ses objectifs.

« Le CNFE du Burkina Faso joue un rôle important dans la coordination institutionnelle, la consultation et la participation équilibrée des secteurs privé et public dans le secteur du commerce. Le programme FEAO se félicite d’apporter son soutien au CNFE et de contribuer activement à la facilitation des échanges au Burkina Faso », indique Maiko Miyake, chargé du programme à la Banque mondiale.

À propos du programme FEAO

 

Le Programme de facilitation des échanges en Afrique de l’Ouest (FEAO) est un programme sur cinq ans qui se terminera en juin 2023 et dont le financement total se chiffre à 75 millions de dollars. Il est administré par le Groupe de la Banque mondiale et l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ), ses partenaires d’exécution, sous la supervision et les orientations stratégiques d’un comité de pilotage présidé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et bénéficiant de l’appui de la Commission de l’Union monétaire et économique de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), qui en assure la vice-présidence.

Le programme FEAO compte trois principaux objectifs, en mettant tout particulièrement l’accent sur les questions de genre :

  • amélioration et mise en œuvre plus efficace des mesures de facilitation des échanges en Afrique de l’Ouest ;
  • amélioration de la circulation des marchandises le long des axes sélectionnés ;
  • réduction des obstacles à franchir par les petits commerçants et autres acteurs essentiels, et surtout par les femmes, grâce à des réformes et des programmes axés sur la facilitation des échanges.

Pour plus d’informations sur le programme, consulter : www.tfwa.ecowas.int

Source : Burkina24.com

Faso24


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