Agriculture : les femmes rurales plaident pour un « Burkina sans faim »


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Les femmes rurales veulent assurer une souveraineté alimentaire au Burkina Faso. Pour ce faire, elles ont besoin d’avoir à disposition les moyens et ressources nécessaires pour mener à bien leurs activités agro-sylvo-pastorales. A la faveur des élections qui se profilent à l’horizon, elles ont lancé ce 12 octobre 2020, l’acte 2 de la campagne de plaidoyer « les femmes rurales pour un Burkina sans faim ». Cette campagne de plaidoyer est pilotée par le collège des femmes de la confédération paysanne du Faso (CPF).

Les femmes représentent 65% des producteurs agricoles et assurent plus de 63% des activités de production des secteurs primaires que sont l’agriculture et l’élevage. Malheureusement, elles ne bénéficient que de 4,3% des revenus agricoles. Aussi, plusieurs obstacles se dressent devant elles et impactent négativement la sécurité alimentaire des ménages et du pays. Il s’agit principalement de leur difficile accès à la terre, au financement, à la formation professionnelle agricole.

En effet, seulement 4% des femmes productrices ont accès au crédit contre 12% des hommes, et 7,4% des agricultrices sont propriétaires de leurs terres contre 31,5% des agriculteurs masculins. En lançant l’acte 2 de la campagne de plaidoyer « les femmes rurales pour un Burkina sans faim », le collège des femmes de la CPF vise à engager les candidats à l’élection présidentielle de novembre 2020 pour la prise en compte de huit mesures.


Il s’agit de l’accès sécurisé des femmes rurales aux parcelles pluviales et parcelles aménagées ainsi qu’aux intrants, équipements et infrastructures de production de transformation, et de commercialisation des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques ; de leur accès aux crédits et produits financiers adaptés à leurs besoins, ainsi que du renforcement de l’accès des femmes à la formation professionnelle et aux conseils agricoles. Les femmes rurales plaident également pour un accroissement des dépenses publiques pour l’élevage et l’agriculture ; un accompagnement spécifique dans les zones à forte insécurité ; la promotion à la consommation des produits nationaux sans oublier leur représentation dans les instances de décision.

Les femmes rurales espèrent voir leurs mesures intégrées dans les programmes de société des candidats à la présidentielle, afin qu’une fois élus ceux-ci puissent investir sur l’amélioration de la situation de la femme rurale au Burkina.  » Nos voix ont toujours été décisives dans les élections au Burkina. Et nous allons les attribuer au leader politique qui fera siennes nos préoccupations contenues dans les huit mesures pour bâtir un Burkina sans faim », ont-elles laissé entendre à l’endroit des candidats.


C’est en 2015 que les femmes avaient lancé l’acte 1 de la campagne « les femmes rurales pour un Burkina sans faim ». Elles avaient alors rédigé un manifeste contenant 10 mesures basées sur leurs revendications à l’endroit des partis politiques et des candidats à l’élection présidentielle. C’est au regard du bilan mitigé de la mise en œuvre de ces mesures par le candidat élu Roch Marc Christian Kaboré, que les femmes rurales ont reconduit la campagne de plaidoyer.

Armelle Ouédraogo/ Sarah Kaboré (Stagiaire)

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24


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