Association des femmes du secteur minier : L’ambassade de France fait don de kits de protection dans le Ganzourgou


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L’Association des femmes du secteur minier du Burkina (AFEMIB) et l’ambassade de France au Burkina étaient dans la commune de Boudri, dans le Ganzourgou, le vendredi 9 octobre 2020. Elles sont venues les mains chargées de kits de protection contre le Covid-19 au profit des femmes et enfants de 10 sites d’orpaillage artisanal. C’est le village de Yaïka qui a accueilli la cérémonie de remise officielle des kits. Un don effectué dans le cadre du projet d’autonomisation des femmes orpailleuses de l’AFEMIB, financé par l’Ambassade de France.

L’Association des femmes du secteur minier du Burkina (AFEMIB) met en œuvre le projet d’appui à l’autonomisation des femmes des sites d’orpaillage de la commune de Boudry et de Mogtedo, dans la province du Ganzourgou, Plateau Central, depuis octobre 2019, grâce à l’appui de l’ambassade de France au Burkina. Financement d’activités génératrice de revenus, formation de 90 femmes en fabrication de savon et soumbala et en élevage de volaille et petits ruminants, dépôt d’un fonds de garanti à la caisse populaire de Zorgho pour faciliter l’accès aux crédits. Telles sont les actions développées par le projet au profit de son public cible. Pour parachever son action, l’AFEMIB a mis en place une association des femmes du secteur minier dans la commune de Boudry.

Le premier conseiller de l’ambassade de France et la présidente de l’AFEMIB, tenant le parapheur de la nouvelle convention de financement

C’est dans cette même lancée que l’AFEMIB et l’ambassade de France ont remis, le vendredi 9 octobre 2020 à Yaïka, des kits de protection contre le Covid-19, au profit des femmes et enfants de 10 sites d’exploitation artisanale d’or de la commune de Boudri. D’une valeur d’environ 6 millions de francs CFA, ce don, qui va s’étendre à cinq autres sites de la commune de Mogtédo, est composé de dispositifs de lavage de mains, de gel hydro alcoolique, de masques et de savon liquide.

Pour le premier conseiller de l’ambassade de France, Dominique Delpuech, qui a représenté son ambassadeur, l’objectif est de prémunir ces femmes contre le Covid-19 par une sensibilisation et une dotation en kits de protection. Il s’est réjoui de ce que le projet a pu réaliser au profit des femmes des villages bénéficiaires et a dit son espoir que cela soit une chaine de transmission pour celles qui n’ont pas pu bénéficier directement du projet.

En marge de la cérémonie de remise des kits, la délégation a visité les femmes productrices du Soumbala

La présidente de l’AFEMIB, Lucie Kabré, est allée dans la même lancée : « Nous sommes très heureuses et surtout surprises des résultats auquel le projet est parvenu ». Elle ajoute que l’orpaillage est une activité très prenante, c’est pourquoi il est difficile de dire à ces femmes d’abandonner immédiatement cette activité. L’objectif, pour elle, étant de parvenir peu à peu à leur faire prendre conscience des potentialités qu’elles peuvent développer pour être plus productives et mieux bénéficier de l’activité minière.

La délégation était aussi au lieu de fabrication du savon

Des femmes financièrement autonomes

La représentante des bénéficiaires, Yanogo Odile, a reconnu que de plus en plus de femmes qui ont bénéficié du projet arrivent à être autonomes financièrement et participent aux dépenses essentielles dans leurs familles respectives. Pour elle, plus de 90 femmes ont bénéficié directement du projet de l’AFEMIB mais il en reste plus de 400 qui veulent aussi être comme les 90. Elle plaide alors pour une extension du projet à ces 400. Comme besoin elle cite un magasin pour la production du savon et du soumbala, étant entendu que celui utilisé actuellement est locatif ; un forage pour diminuer la corvée d’eau dans le cadre de la production du soumbala et du savon, l’équipement en panneaux solaire du magasin, des bons de commande et la publicité pour mieux écouler leur production, etc.

Un site d’exploitation artisanale d’or à Yaïka, visitée par la délégation de l’AFEMIB et l’ambassade de France.

En marge de la cérémonie, une convention de financement de plus de 12 millions de FCFA a été signée entre l’ambassade de France et l’AFEMIB, au profit de femmes victimes de la crise sécuritaire. Elle va bénéficier à plus de 35 femmes de Yako, dans la province du Passoré.

Madeleine S. Congo a bénéficié de la formation en élevage de petits ruminants et d’un crédit pour exercer l’activité. Sa petite ferme a une dizaine de ruminants.

L’AFEMIB est une association basée à Ouagadougou. Elle est présente sur tout le territoire burkinabè et ouverte à toute femme ayant un intérêt particulier avec le secteur minier, selon sa présidente Lucie Kabré. Le rêve de l’association est de pouvoir mettre en place des démembrements dans toutes les communes minières, pour permettre aux femmes de pouvoir bénéficier de cette activité. « Les femmes qui sont ici à Boudri par exemple, si elles arrivent à tisser des liens avec la mine sur place, elles peuvent être fournisseuses de biens et services à cette mine. C’est ce que nous voulons pour que toutes les femmes puissent être bénéficiaires des activités minières de leur localité » confie Lucie Kabré, qui annonce que la toute première association a été installée en 2019 grâce à l’appui de l’ambassade de France. AFEMIB est en partenariat avec l’ambassade de France depuis 2015.

Fati Kimbega, élevage de volaille. Elles y gagne de quoi épauler son mari pour les dépenses essentielles de la famille.

Le premier conseiller de l’ambassade informe que l’ensemble des projets mis en œuvre dans le cadre de ce partenariat, avoisine 150 000 euros, soit plus de 98 millions de Fcfa.

Etienne Lankoandé

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24


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