Education : Le lycée scientifique de Bobo-Dioulasso a officiellement ouvert ses portes


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Le ministre en charge de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro, a procédé à l’inauguration officielle du lycée scientifique national de Bobo-Dioulasso, dans l’après-midi du jeudi 1er octobre 2020. Situé au secteur 23 de la ville de Sya, cet édifice scolaire est bâti sur une superficie de plus de quatre hectares, pour un coût d’environ trois milliards de F CFA, financé par la Banque mondiale.

Il est composé, entre autres, d’un bâtiment administratif, d’un bloc pédagogique (salles de classe, d’études et de laboratoires), d’une salle polyvalente, d’une infirmerie, d’un restaurant, de logements (filles, garçons et personnel administratif) et de bien d’autres aménagements annexes. En somme, un complexe avec toutes les commodités réunies pour assurer de bonnes conditions d’études aux élèves.

En effet, le 15 février 2019, le ministre de l’Education nationale, Pr Stanislas Ouaro, procédait au lancement des travaux de construction du lycée scientifique national de Bobo-Dioulasso, pour un délai d’exécution de six mois. Le chantier a connu d’énormes difficultés qui ont modifié la date de réception de l’infrastructure. Ainsi, après plusieurs mois d’attente, c’est enfin le bout du tunnel pour les élèves et le corps enseignant qui vont bientôt intégrer ce « bel édifice ».

La coupure du ruban.

Selon le ministre Stanislas Ouaro, aucun pays ne peut se développer sans ingénieurs qualifiés, sans ressources humaines de qualité. C’est pourquoi, il a affirmé que « l’objectif de réaliser ces lycées scientifiques est de constituer une masse critique de scientifiques, de chercheurs et d’ingénieurs, capables de répondre aux défis du développement économique et social du Burkina Faso et de participer pleinement à la construction de l’économie nationale, voire mondiale ». C’est pour atteindre cet objectif, que le gouvernement burkinabè s’est engagé à accroître l’offre éducative, particulièrement dans le domaine de l’enseignement des sciences à travers la construction des lycées scientifiques dans l’ensemble des treize régions du Burkina Faso. Ce, afin d’orienter encore plus d’élèves dans les sciences et technologies et l’enseignement des mathématiques.

Les autorités présentes à la cérémonie d’inauguration du lycée scientifique national.

Ainsi, en cinq ans, dit-il, nous avons réalisé quatre lycées scientifiques régionaux respectivement à Dédougou, Kaya, Koudougou et Ouahigouya sur financement du budget de l’Etat, et deux autres dont l’un à Tenkodogo et l’autre à Bobo-Dioulasso, grâce à l’accompagnement de la Fondation Orange. Ces lycées scientifiques régionaux qui ont pour vocation de promouvoir l’excellence, devront chaque année accueillir les meilleures élèves à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) de leur région d’implantation qui désirent faire carrière dans le domaine des sciences, de l’ingénierie, de la technologie, des mathématiques, etc.

Outre les lycées scientifiques régionaux, le gouvernement a réalisé, avec l’accompagnement de la Banque mondiale, à travers le Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation (PAAQE), deux lycées scientifiques nationaux dont l’un est à Ouagadougou et l’autre dans la ville de Sya, et qui a été inauguré ce jeudi 1er octobre 2020. « Les lycées scientifiques nationaux sont fonctionnels depuis trois ans. Ils accueillent chaque année les meilleurs lauréats du BEPC issus de toutes les régions du Burkina Faso. Les élèves de la première promotion desdits lycées scientifiques nationaux dont ceux de Bobo-Dioulasso, ont réussi à leur examen du baccalauréat série C de la session 2020 avec un taux de succès de 100% dès le premier tour », a-t-il laissé entendre.

Les élèves du lycée scientifique national présents à la cérémonie.

Toutefois, il reste convaincu que sans une éducation de qualité, aucun développement durable n’est possible, aucune évolution remarquable n’est possible. « Pour tout améliorer dans un pays, il faut avant tout améliorer son système éducatif », a-t-il dit. C’est pour cela que le gouvernement, avec l’accompagnement de la Banque mondiale, compte réaliser sept autres lycées scientifiques régionaux dans les régions qui n’en disposent pas encore. Ainsi, le ministre Ouaro a saisi cette occasion pour saluer les partenaires techniques et financiers qui ont toujours été les compagnons privilégiés du Burkina Faso dans la réalisation des objectifs communs, ceux du mieux-être du peuple burkinabè et de la communauté éducative.

Pour la gestion efficiente de l’infrastructure, il a rassuré avoir mis en place un groupe d’experts qui ont élaboré les outils d’un système intégré de bonne gouvernance des différents lycées scientifiques, pour garantir leur pérennité et leur efficacité. Par ailleurs, il a lancé un appel au bon entretien et à l’utilisation efficiente du joyau qui leur est offert.

La visite des bâtiments par les autorités.

Les élèves n’ont pas manqué de soulever leurs préoccupations dont celle liée à la suite de leur cursus après le baccalauréat. Le Pr Ouaro a indiqué que le gouvernement mettra tout en œuvre pour ne pas les abandonner. Toutefois, il tient à souligner que c’est un long processus. D’ores et déjà, il note avec satisfaction que le pays compte actuellement sept centres universitaires avec l’ambition de construire d’autres. Ces universités peuvent accueillir, selon lui, ces nouveaux bacheliers.

Le ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro.

La Banque mondiale réaffirme son accompagnement au Burkina Faso

Adama Ouédraogo, représentant de la Banque mondiale à cette cérémonie, a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner le gouvernement pour l’expansion et la consolidation de cette initiative dans le cadre du financement additionnel du projet. « La Banque mondiale, fidèle à sa tradition de lutte contre la pauvreté et l’ignorance, s’est parfaitement retrouvée en phase avec le combat que mène le gouvernement et le peuple burkinabè à travers un certain nombre de réformes de politiques liées aux problèmes du secteur de l’éducation notamment.

Vue d’ensemble d’une salle de classe.

C’est à travers le Projet d’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation (PAAQE) que la Banque mondiale a accepté d’accompagner le Burkina Faso avec un montant global de 25 milliards de francs CFA. Ce financement a permis, depuis le 30 octobre 2015, de faire de grandes réalisations dont, entre autres, la construction et l’équipement des deux lycées scientifiques nationaux de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, d’un coût d’environ trois milliards de francs CFA pour chacun des lycées, soit six milliards de francs pour les deux lycées scientifiques », a expliqué Adama Ouédraogo, qui estime que ces lycées pourraient tirer vers le haut, le standard de la qualité de l’enseignement secondaire dans le pays.

Romuald Dofini

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24


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